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UN PEU D'HISTOIRE...

 

Notre Dame la Principale

Les historiens d’Avignon considèrent Notre Dame la Principale, chef de l’une des sept anciennes paroisses d’Avignon, comme l’une des plus anciennes églises de la ville. La plus ancienne mention de cet édifice date du Xème siècle.

Des travaux d’urbanisme récents ont permis de constater qu’elle s’appuie en partie sur un important monument gallo-romain, sans doute des thermes.

Cependant, le bâtiment actuel dont la chapelle que nous occupons date pour beaucoup de ses parties gothiques du XIVème siècle. Le clocher est élevé sur le modèle répandu à Avignon à l’époque pontificale.

A cette époque, l’église s’élevait dans un quartier en pleine croissance : orfèvres, drapiers, merciers, notaires et autres bourgeois constituaient pour l’église une clientèle fidèle et généreuse.

En 1793, après la révolution, l’église fut vendue à des particuliers qui la cédèrent plus tard en partie aux Pénitents Blancs.

Puis est venu le temps de l’oubli : les mutilations de l’église (le chœur et la sacristie ont englobés dans des bâtiments voisins) et la dispersion de son mobilier ont fait le reste.

L’ensemble écclésial comprend aujourd’hui une nef flanquée de bas-côtés et précédée d’un porche, de six chapelles latérales, un clocher tour et un presbytère.

La Chapelle présente une porte d'entrée monumentale ornée de pierres en bossage et d'une mosaïque de galets que surplombe un bas-relief figurant deux pénitents. Autrefois voûté en croisée d'ogives, l'intérieur de la chapelle est décoré par Yves Brayer en 1974 et comporte des fresques peintes sur le thème de la nativité.

Aujourd’hui transformée en salle de spectacle, l’ancienne église Notre Dame la Principale est plus connue sous le nom de Chapelle des Pénitents Blancs et représente pour chacun un haut lieu du festival d’Avignon. C’est là que se produisent les spectacles de danse.

 

Les Pénitents Blancs

En 1527, douze notables avignonnais chrétiens conçurent le projet de fonder une confrérie religieuse : la confrérie des Pénitents Blancs, titre destiné sans cesse à rappeler aux membres qu’ils devaient faire pénitence pour le pardon de leurs péchés et des péchés d’autrui.

Règlements et status ont été arrêtés.

Les confrères se doivent de recevoir les sacrements, de communier aux fêtes principales de l’année et d’assister chaque dimanche à la messe.

Les bonnes œuvres font aussi partie de leurs obligations : ils se font aussi un devoir de visiter les malades et des prisonniers pour les consoler, les soulager et leur apporter le secours de la religion. Tous doivent faire preuve de tolérance, d’écoute et de bonté.

A Avignon, les processions nocturnes des Pénitents Blancs, à la lumière des flambeaux, étaient un événement important, presque national pour les habitants et n’avaient pas de rivales en France.

Les Pénitents, encagoulés, encapuchonnés, défilaient comme des spectres dans la ville.

L’année 1948 vit la disparition de cette ancienne confrérie.

 

La Tartinerie

La Tartinerie de la Chapelle fait en réalité partie de la première chapelle latérale sud de l’église Notre Dame la Principale. La plupart de ses murs et son beau plafond gothique datent de XVème siècle.

 

Petite anecdote

Le 21 février 1764, le vicaire général de l’archevêché d’Avignon reçoit une plainte des confrères de Notre Dame de Chamfleury. Ceux-ci possèdent une chapelle dans l’église Notre Dame la Principale où ils vénèrent l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.

Or, depuis le mois de septembre 1761, les chamoines ont confisqué à leur profit la majeure partie de la Chapelle en faisant subrepticement un mur qui sépare le volume en deux parties.

La plus grande a été annexée à la maison du chapitre.

Dans la plus petite, actuellement la Tartinerie de la Chapelle, il ne reste plus qu’une demi-travée.

Malgré leurs protestations, les confrères ne récupèreront jamais l’entièreté de la chapelle. Le mur de séparation existe toujours.